Questions fréquentes

Produits, intégration, performances, firmware : les réponses aux questions qui reviennent le plus souvent.

1. NextPM — Généralités et produit

NextPM mesure simultanément les PM1, PM2.5 et PM10, en concentration massique (µg/m³) comme en nombre de particules (nombre/litre). Il utilise une détection optique à deux angles sur 5 canaux granulométriques (0,3–0,5 µm, 0,5–1 µm, 1–2,5 µm, 2,5–5 µm, 5–10 µm). Contrairement aux capteurs à bas coût qui estiment les PM10 à partir des PM2.5 par un rapport fixe, NextPM mesure réellement les fractions grossières de façon indépendante. Un chauffage intégré à l'entrée régule activement l'humidité — le principe même des instruments de référence — ce qui écarte l'effet de facteur de croissance qui fait surestimer la plupart des capteurs grand public en air humide.
💡 NextPM mesure aussi la température et l'humidité en interne, ce qui permet de surveiller son environnement de fonctionnement et de valider les conditions de mesure.

Les trois versions partagent le même matériel et la même chaîne optique. La différence tient au niveau de préparation métrologique avant expédition :
• Standard : calibré en usine en conditions de référence (poussière d'essai d'Arizona). Prêt à intégrer, bonne justesse générale.
• Verified : unités sélectionnées et vérifiées individuellement face à un instrument de référence. Écart < 20 % sur les PM2.5. Certificat de justesse numéroté par numéro de série. Requis pour les déploiements institutionnels, les marchés publics ou toute application exigeant une traçabilité formelle.
• Adjusted : chaque unité calibrée individuellement sur 3 niveaux de concentration. Écart < 10 % sur les PM2.5. Certificat de calibration individuel. Recommandé en R&D, pour les comparaisons multi-capteurs, ou lorsque la composition des particules s'écarte nettement de la poussière d'Arizona (littoral, industrie, souterrain).
💡 Les certificats sont transmis par TERA via un espace de partage dédié à chaque client après livraison.

NextPM prélève l'air avec un ventilateur interne et est optimisé pour des concentrations allant jusqu'à environ 1 000 µg/m³. NextPM Advanced remplace le ventilateur par une pompe externe, ce qui apporte deux avantages : il accepte des concentrations jusqu'à 10 000 µg/m³, et il encaisse les contraintes de pression qui empêcheraient un ventilateur interne de fonctionner correctement — gaines en pression, enceintes étanches. La chaîne de mesure interne est identique dans les deux versions. NextPM Advanced se reconnaît à son tube d'entrée visible sur le dessus.
💡 Là où les PM10 dépassent régulièrement 500 µg/m³ (mines, industrie lourde, certaines lignes de fabrication), NextPM Advanced évite la saturation et préserve l'intégrité des logiques d'automatisme.

Oui. Grâce à la photodétection à deux angles et à la signature granulométrique sur 5 canaux, NextPM distingue l'aérosol de vapotage des autres sources de particules par sa distribution en taille. TERA fournit les algorithmes de détection — aucun développement supplémentaire n'est demandé à l'intégrateur. Cette capacité est utilisée dans les sanitaires scolaires, les bâtiments publics et les systèmes de qualité d'air en entreprise, là où une détection discrète et embarquée est préférée à un capteur de vapotage dédié.

Il n'y a pas de sortie PM4 native, mais elle se calcule. Récupérez le nombre brut de particules du canal 2,5–5 µm via Modbus (registres de moyenne sur 1 minute), appliquez le coefficient officiel de conversion en masse de TERA (0,0113097), puis ajoutez le résultat à la valeur PM2.5 en µg/m³. Ce calcul peut se faire directement dans le microcontrôleur de l'intégrateur. Si les comptages bruts par canal ont été historisés, les PM4/PM5 peuvent être recalculés a posteriori, sans redéploiement.

Le temps moyen avant défaillance (MTTF) est d'environ 15 000 heures de fonctionnement continu (à peu près 2 ans), limité principalement par la diode laser. De très fortes concentrations de poussières accélèrent la dérive. Un usage séquentiel (mode veille entre les cycles de mesure) allonge nettement la durée de vie. La conception anti-colmatage de l'entrée est un point de différenciation majeur : NextPM est le seul capteur de particules doté d'une géométrie d'entrée brevetée conçue pour limiter l'encrassement dans le temps.
💡 Surveillez le registre de colmatage PM10 (charge cumulée en particules depuis la mise en service) pour anticiper la fin de vie et planifier les remplacements.

2. NextPM — Intégration technique

Oui. NextPM est un module OEM conçu pour être intégré à des systèmes tiers. Il communique en UART (logique TTL 3,3 V, broche Rx tolérante 5 V) à 115 200 bauds avec parité paire, ou en Modbus RS485 avec un émetteur-récepteur externe. Une bibliothèque Arduino open source est disponible sur github.com/tera-sensor/nextpm-arduino-library. Pour la connectivité sans fil (WiFi, 4G), TERA ne fournit pas de module dédié : cette couche est ajoutée par l'intégrateur.

NextPM demande du +5 VDC. La plage utile va de 4,8 V à 5,2 V ; en dehors, des artefacts de mesure peuvent apparaître, en particulier en déploiement extérieur.

NextPM utilise un connecteur Molex PicoBlade 6 broches (réf. Molex 15134-0600, disponible chez Mouser, DigiKey, RS Components). Pour une intégration UART directe, utilisez un câble PicoBlade d'un côté et fils nus de l'autre. Brochage : broche 1 = GND, broche 2 = +5 V, broche 3 = TX (sortie capteur → RX du microcontrôleur), broche 4 = RX (entrée capteur → TX du microcontrôleur), DE/RE pour le RS485 en full duplex uniquement. Attention, TX et RX sont croisés : le TX du capteur va sur le RX de l'hôte.
💡 Si le ventilateur ne démarre pas à la mise sous tension, la cause la plus fréquente est un problème de câblage, pas de logiciel.

Le filtre d'entrée inertiel doit être correctement orienté par rapport à la gravité pour fonctionner comme prévu : les particules de plus de 10 µm doivent venir naturellement heurter la paroi du filtre. Une mauvaise orientation compromet la filtration des PM10, et donc la mesure. Le guide d'intégration du GitBook TERA (tera-sensor.gitbook.io/tera-sensor/sensors/nextpm) donne le schéma de montage recommandé. Veillez toujours à ce que l'entrée et la sortie soient à la même pression : un déséquilibre empêche le ventilateur interne de maintenir le bon débit.

Utilisez un tube antistatique, pour éviter le dépôt électrostatique des particules avant la zone de mesure. Les tronçons droits sont préférables : un tube droit d'un mètre entraîne environ 20 à 30 % de pertes sur les PM10 (moins sur les PM2.5, négligeable sur les PM1). Si un coude à 90° est inévitable, gardez-le court et régulier. Testez avec et sans coude sur deux unités en parallèle pour chiffrer les pertes réelles. En extérieur, ajoutez une grille de protection à l'entrée pour empêcher les insectes de pénétrer dans le capteur ; TERA peut recommander une référence de grille en aluminium à maille d'environ 1 mm.

TERA utilise couramment le DSD Tech SH-U12 (puce MAX13487), disponible sur Amazon. Il est simple d'emploi et compatible avec NextPM en half-duplex. Attention, sa carte n'est pas vernie : évitez-le en environnement très humide ou extérieur sans protection complémentaire. Pour un déploiement en série, la bonne approche consiste à intégrer l'émetteur-récepteur RS485 directement sur la carte de l'intégrateur plutôt que d'utiliser un module externe.

Sur les firmwares 0x1047 et antérieurs, la veille se déclenche via le protocole simplifié (non Modbus), par une commande à bascule : la même commande alterne entre veille et réveil. Après le réveil, attendez 15 secondes avant de lire les mesures (redémarrage du ventilateur et stabilisation du flux). Le pilotage natif de la veille en Modbus arrivera à partir du firmware 0x1048. Lisez toujours le registre d'état avant d'envoyer une commande de veille, afin de confirmer l'état courant et de ne pas réveiller par mégarde un capteur endormi.
💡 La veille est le moyen le plus efficace d'allonger la durée de vie du NextPM là où la mesure continue n'est pas nécessaire — par exemple des fenêtres de mesure de 3 minutes toutes les 15 minutes.

Appliquez un multiplicateur de 10⁻³ pour convertir les valeurs brutes des registres en µg/m³ (fractions massiques). Ce coefficient est identique pour tous les registres PM. Si les PM1 apparaissent supérieurs aux PM2.5 dans vos lectures, il s'agit presque toujours d'une erreur d'adressage de registre ou d'ordre des octets (MSB/LSB) dans l'intégration, et non d'un défaut matériel. Vérifiez avec le logiciel Windows de TERA connecté par câble FTDI pour isoler le problème.

3. NextPM — Performances et validation scientifique

Lors des évaluations de terrain indépendantes du programme AQ-SPEC du South Coast AQMD, NextPM a atteint une corrélation R² jusqu'à 0,95 avec des instruments de référence sur les PM2.5, et jusqu'à 0,68 sur les PM10, avec 100 % de données récupérées sur la période. Dans une étude comparative MDPI de 2025 opposant NextPM et OPC-N3 dans les mêmes conditions, NextPM a montré 80 % de bruit en moins en air propre et un rejet nettement supérieur des aérosols liquides (fausses mesures dues à l'humidité). Les rapports complets sont disponibles sur tera-sensor.gitbook.io/tera-sensor/sensors/nextpm/scientific-papers.

Moins que la plupart des capteurs OEM de cette gamme de prix, grâce au chauffage intégré à l'entrée. Celui-ci s'active automatiquement dès que l'humidité relative dépasse 65 %, en passant d'un rapport cyclique de 0 % à 100 %. Tant que l'humidité n'est pas condensante, le NextPM fournit des données justes, y compris à forte teneur en humidité relative.

NextPM utilise des facteurs génériques de conversion en masse, calibrés sur la poussière d'essai d'Arizona. Or la composition réelle des particules varie selon l'environnement : urbain, littoral, désertique, industriel, souterrain — autant de densités et d'indices de réfraction différents, qui influent sur la conversion optique-masse. Ce n'est pas un défaut du capteur : cela vaut pour tous les capteurs optiques de particules, y compris les instruments de référence coûteux. La solution consiste à colocaliser le NextPM avec un instrument de référence pendant une période de calibration, puis à appliquer une correction de pente via les registres de coefficients Modbus.

À l'approche de la limite haute de mesure, des effets de coïncidence apparaissent : plusieurs particules traversent le faisceau laser en même temps et sont comptées comme un seul événement, d'où une sous-estimation. Sur le NextPM standard, cet effet devient significatif au-delà d'environ 1 000 µg/m³. Pour des environnements durablement chargés (mines, fonderies, certains procédés de fabrication de batteries), le NextPM Advanced et sa plage étendue à 10 000 µg/m³ sont le bon choix.

NextPM porte les certifications CE et RoHS. TERA a également fait réaliser des essais par un tiers selon la CEN/TS 17660-2, avec une classe 1 sur les PM2.5 et une classe 2 sur les PM10 (résultats non publics, communicables sous accord de confidentialité). Le SafyrOPC est certifié ISO 21501-4. TERA n'a pas engagé de certification MCERTS, la norme évoluant vers la CEN/TS 17660-2, et la certification dans cette catégorie portant sur le produit intégré final plutôt que sur le seul composant capteur.

4. Sensor SafyrOPC — Compteur optique de particules OEM

Les deux partagent le même cœur de mesure optique (compteur optique certifié ISO 21501-4), mais ce sont des produits différents, destinés à des acheteurs différents.
Sensor SafyrOPC est un module OEM — une carte nue à intégrer dans un système de surveillance tiers. Il se raccorde en filaire (UART) et demande un travail d'intégration (câblage, boîtier, firmware). Il s'adresse aux intégrateurs, aux éditeurs de plateformes de surveillance de salles blanches et aux fabricants d'équipements OEM.
SafyrOPC est un instrument complet sans fil — un compteur de particules autonome sur batterie, en boîtier durci, avec liaison LoRa. Il fonctionne avec son récepteur SafyrOPC et s'adresse aux utilisateurs finaux et aux exploitants de salles blanches qui veulent une solution prête à l'emploi. Le système complet (capteur + récepteur) est proposé à 1 849 €.
En bref — Type : module OEM / instrument complet sans fil. Pour qui : intégrateurs et fabricants OEM / utilisateurs finaux et exploitants. Liaison : RS485 Modbus filaire (connecteur 6 broches) / LoRa + récepteur SafyrOPC. Alimentation : 5 VDC par connecteur / batterie interne. Boîtier : aucun, module nu / boîtier durci indice IP. Voies de mesure : 5 canaux 0,3–0,5 / 0,5–1 / 1–2,5 / 2,5–5 / 5–10 µm (pcs/m³) / 2 canaux 0,5–2,5 µm (pcs/m³ et pcs/ft³). Débit : 2,83 L/min dans les deux cas. Calibration : ISO 21501-4, certificat individuel valable 1 an dans les deux cas. Durée de vie (MTTF) : 10 000 heures dans les deux cas. Intégration : câblage, firmware et boîtier à prévoir / prêt à l'emploi, configuré par application.

Le Sensor SafyrOPC est un véritable compteur optique de particules, qui mesure le nombre de particules sur 5 voies : > 0,3 µm, > 0,5 µm, > 1,0 µm, > 2,5 µm et > 5,0 µm — le tout exprimé en particules par mètre cube (pcs/m³). Il mesure également la température et l'humidité. Son débit est de 2,83 L/min. Trois périodes de moyennage sont disponibles : 10 secondes, 1 minute et 15 minutes. Contrairement au NextPM, qui restitue une concentration massique (µg/m³), le Sensor SafyrOPC restitue un nombre de particules — l'unité de référence pour la classification des salles blanches.

Oui. Le Sensor SafyrOPC est calibré selon l'ISO 21501-4 au moyen de sphères de latex monodispersé, raccordées NIST. Chaque unité est livrée avec un certificat de calibration d'usine individuel, valable 1 an. Le banc de calibration utilisé pour la conformité ISO 21501-4 est la référence des compteurs optiques employés en classification et en surveillance de salles blanches.
💡 Le renouvellement annuel se fait par remplacement du capteur, non par recalibration. TERA fournit une unité neuve calibrée en usine avec un certificat ISO 21501-4 récent — plus rapide qu'une recalibration, sans arrêt d'équipement, sans logistique de retour, et toujours dans la dernière version du capteur. Contactez votre distributeur TERA pour mettre en place un calendrier de remplacement annuel.

Le Sensor SafyrOPC est conçu pour la surveillance continue en temps réel des salles blanches ISO 5 à 9 et des environnements BPF de grade B, C et D (pharmacie, biotechnologie, dispositifs médicaux, hôpital, microélectronique, aérospatial). Pour le grade A — la classe de propreté la plus exigeante, qui impose la capture d'événements transitoires selon l'Annexe 1 des BPF — un compteur de référence certifié à débit plus élevé est l'outil approprié. Le SafyrOPC n'est pas exclu des environnements de grade A en surveillance complémentaire, mais il ne peut pas servir d'instrument principal de conformité à l'Annexe 1.

Le Sensor SafyrOPC mesure jusqu'à 3,3 × 10⁹ particules/m³ (voie 1, > 0,3 µm). Au-delà, les effets de coïncidence entraînent une perte de linéarité : plusieurs particules traversant le laser simultanément sont sous-comptées. En pratique, cette limite se situe bien au-dessus des concentrations rencontrées en salles blanches ISO 5 à 8. La filtration haute efficacité au refoulement, brevetée, empêche la contamination de la chambre optique par l'échappement.

Le capteur intégré au système SafyrOPC est conçu pour être remplacé chaque année.

Oui. Les sites de fabrication de semi-conducteurs exigent une surveillance des particules en ISO 5 et au-delà (équivalent classe 100 ou mieux). Le seuil de détection de 0,3 µm du Sensor SafyrOPC le rend adapté aux environnements où la contamination submicronique est critique — manipulation de plaques, zones de lithographie, dépôt de couches minces.

Non. Le plus petit diamètre détectable est de 0,3 µm. Les particules en deçà de ce seuil (nanoparticules, particules ultrafines < 0,1 µm) ne sont détectées ni par le Sensor SafyrOPC ni par aucun compteur optique standard.

5. SafyrOPC — Instrument complet sans fil

Le système SafyrOPC comprend un boîtier SafyrOPC durci, indice IP ; un Sensor SafyrOPC calibré avec son certificat ISO 21501-4 individuel ; un récepteur LoRa (SafyrOPC Receiver) ; et une batterie standard. Le capteur doit être renouvelé chaque année (calibration et échange). Le récepteur gère la communication avec plusieurs unités SafyrOPC et se raccorde au système de supervision de l'utilisateur en Modbus RTU.

Non — et la distinction est réglementairement décisive. Les audits périodiques avec instruments de référence restent obligatoires pour la classification ISO 14644 et la certification de conformité à l'Annexe 1 des BPF. La surveillance continue du SafyrOPC répond à un autre besoin, complémentaire : détecter les événements de contamination entre ces audits. Les audits réglementaires ne couvrent qu'une fraction du temps de production réel. La majorité des contaminations survient entre deux audits et passe inaperçue jusqu'à la visite suivante — parfois après que des produits ont été fabriqués et libérés. La surveillance continue apporte la visibilité opérationnelle que la certification périodique ne peut pas donner.
💡 C'est l'argument central du SafyrOPC en environnement BPF : un audit certifie la salle à un instant donné, il ne protège pas le procédé pendant les semaines ou les mois qui séparent deux audits.

Le SafyrOPC propose deux modes sans fil.
LoRa (longue portée) : communication avec le récepteur SafyrOPC via un protocole propriétaire TERA. LoRa est pensé pour les grands sites — il traverse murs et planchers là où le Bluetooth ou le WiFi échouent. Le récepteur offre une sortie Modbus RTU (connecteur Phoenix) pour l'intégration à une GTB, un SCADA ou une plateforme de supervision centralisée. Plusieurs capteurs SafyrOPC peuvent être mis en réseau sur un seul récepteur.
Bluetooth basse consommation (BLE) : connexion directe à un smartphone ou une tablette pour la lecture locale en temps réel, et à un afficheur déporté pour la visualisation sur site. Utile pour des contrôles ponctuels, une mise en service, ou des zones encore dépourvues d'infrastructure de supervision fixe.

6. PMDuct — Mesure en gaine CVC

La mesure en gaine capte la donnée particulaire à la source — directement dans la centrale de traitement d'air — avant que l'air ne soit distribué dans les locaux. Elle permet de détecter plus tôt la dégradation des filtres, les événements de contamination et les dérives de procédé. Un moniteur d'ambiance ne voit que ce qui a déjà été distribué. Pour les bâtiments où la qualité de l'air relève de la conformité, de la responsabilité ou du procédé (hôpitaux, sites pharmaceutiques, usines de batteries, centres de données), la mesure en gaine apporte la visibilité amont qu'un capteur d'ambiance ne peut pas offrir.

La plupart des capteurs en gaine concurrents utilisent un ventilateur passif, entraîné pour l'essentiel par le flux de la gaine. À vitesse élevée, le ventilateur s'emballe ; à vitesse faible, il ralentit — dans les deux cas, l'efficacité de collecte se dégrade et la donnée PM10 devient peu fiable. PMDuct utilise une pompe interne active qui maintient un débit interne stable (1,2 L/min) quelle que soit la vitesse d'air dans la gaine. Les mesures de PM10 restent ainsi représentatives sur toute la plage de 1 à 5 m/s testée en laboratoire sur une centrale de traitement d'air.

PMDuct mesure les PM1, PM2.5 et PM10 de 0 à 10 000 µg/m³. Comme le NextPM Advanced qui l'équipe, les PM10 sont dérivés d'un comptage réel de particules sur 5 canaux (0,3 à 10 µm) — et non estimés à partir des PM2.5 comme le font la plupart des capteurs concurrents. La différence compte là où la distribution des grosses particules est irrégulière, par exemple après une défaillance de filtre dans un système CVC.

Oui. PMDuct communique nativement en Modbus RTU sur connecteur M12 — le standard industriel pour l'intégration aux automates. Contrairement aux capteurs à sorties analogiques seules (4–20 mA ou 0–10 V), le bus numérique Modbus de PMDuct délivre l'ensemble des données granulométriques (PM1, PM2.5, PM10, comptages par canal) directement au système d'automatisation, sans conditionnement de signal. La compatibilité avec la majorité des automates industriels (Siemens, Schneider, Allen-Bradley…) et des plateformes SCADA se fait simplement par les pilotes Modbus standard.

PMDuct s'installe en insérant la sonde à travers la paroi de la gaine, en tout point accessible de la centrale de traitement d'air — typiquement en aval des filtres pour suivre leur performance, ou sur le flux de soufflage ou de reprise. Le connecteur M12 permet un câblage propre à travers la paroi. Aucune découpe de la gaine n'est nécessaire au-delà d'un perçage standard. La fréquence de mesure en mode normal est d'une mesure toutes les 15 minutes ; un mode continu forcé est disponible lorsque le suivi de procédé l'exige.

7. Gigafactories et fabrication industrielle

Dans la fabrication de cellules lithium-ion, la contamination particulaire — en particulier les particules métalliques de 0,3 à 10 µm — provoque des micro-courts-circuits, de l'autodécharge et un risque d'emballement thermique dans les cellules finies. Même des niveaux de contamination inférieurs au ppm pendant l'enduction des électrodes, le calandrage ou l'assemblage peuvent faire perdre plusieurs points de rendement. À l'échelle d'une gigafactory (des millions de cellules par jour), un point de rendement gagné représente directement des dizaines de millions d'euros de chiffre d'affaires récupérés chaque année. Le Sensor SafyrOPC OEM et le SafyrOPC fournissent la donnée continue et granulométrique nécessaire pour détecter les contaminations en temps réel et les corréler aux paramètres de procédé.

Le Sensor SafyrOPC est un module OEM conçu pour s'intégrer à des systèmes IoT plus larges. Son protocole Modbus (RTU compatible avec un émetteur-récepteur) est conforme aux architectures de communication industrielles standard. Plusieurs unités peuvent être mises en réseau sur un même bus RS485 à l'échelle de vastes halls de production, avec agrégation centralisée des données. La granulométrie sur 5 canaux par capteur permet une cartographie distribuée des tailles de particules, et donc d'identifier les sources de contamination par leur signature plutôt que par la seule concentration.

Pour la fabrication lithium-ion, les particules les plus critiques se situent en général entre 1 et 10 µm (défauts d'enduction d'électrode, débris métalliques des rouleaux de calandrage) et entre 0,3 et 1 µm (contamination par aérosol en salle sèche et au remplissage d'électrolyte). Les 5 canaux du NextPM couvrent toute cette plage. Pour l'intégrité du séparateur, les particules au-delà de 5 µm méritent une attention particulière. TERA peut conseiller sur le placement des capteurs et sur les seuils d'alerte par canal, en fonction de la chimie et du format de cellule.

8. Firmware et logiciel

Lisez le registre 0x01 en Modbus. La réponse est un numéro de version hexadécimal (par exemple 0x1042, 0x1046, 0x1047). La version stable de référence est la 0x1042. Le firmware 0x1046 a ajouté les registres TSP et les 5 registres de comptage par canal. Le 0x1047 apporte des corrections mineures. Le 0x1048, en cours, ajoutera le pilotage natif de la veille en Modbus et le paramétrage des réglages de communication par Modbus, entre autres nouveautés.
Une nouvelle version de firmware NextPM n'a pas d'incidence sur votre intégration : nous ajoutons des fonctions (nouveaux registres) sans modifier les existantes. Il n'est donc pas nécessaire de mettre à jour votre système à chaque publication.

Non. Le NextPM n'a pas de bootloader accessible à l'utilisateur, pour des raisons de contrainte mémoire. Les mises à jour sont réalisées par TERA. Retournez le capteur ou contactez le support (support@groupe-tera.com) pour organiser l'opération. TERA vous indiquera si une mise à jour se justifie au regard de votre application et de votre version courante.

Oui. TERA fournit gratuitement une application Windows qui lit tous les registres en temps réel via un câble USB FTDI. Le logiciel et le pilote FTDI se téléchargent depuis tera-sensor.gitbook.io/tera-sensor/sensors/nextpm/software. Si le lien est momentanément indisponible, contactez TERA pour recevoir le fichier directement. Si le logiciel affiche « accès refusé », vérifiez que le bon port COM est sélectionné dans le gestionnaire de périphériques Windows.

9. Commercial et informations générales

TERA Sensor est une société française établie à Rousset (13790), en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, près d'Aix-en-Provence. Tous les capteurs sont conçus et fabriqués en France. Le Groupe TERA, maison mère, apporte plus de 25 ans d'expérience en instrumentation de mesure de la qualité de l'air. TERA Sensor détient 3 brevets sur ses technologies cœur.

TERA Sensor s'appuie sur un réseau de distributeurs régionaux : ION Sense (Royaume-Uni), Tecnosens (Italie), Svan (Inde) et Xuzhou ZhiDing (Chine). NextPM est également disponible dans le monde entier via DigiKey (réf. 004-BU-OEM-Next-PM) et RS Components (réf. 1953770), pour commande directe par les intégrateurs et les développeurs.

Il n'y a pas de quantité minimale stricte pour une évaluation. Les paliers tarifaires démarrent à 1–99 unités, puis 100–499, 500–999 et 1 000 et plus. Pour la R&D ou une intégration pilote, l'unité est disponible. Pour un projet OEM en volume, contactez TERA pour discuter des prix, des délais et de l'accompagnement technique adaptés à votre calendrier.

Les NextPM Standard sont généralement disponibles sur stock ou à court délai. Les versions Verified et Adjusted demandent un temps de préparation supplémentaire, du fait de la calibration individuelle. Pour les commandes OEM en volume, les délais dépendent du projet. Écrivez à sales@groupe-tera.com pour connaître la disponibilité et obtenir un devis.

Oui. TERA propose la calibration à la fabrication (niveaux Standard, Verified, Adjusted) et peut recalibrer des unités retournées. Pour des capteurs déployés dans des environnements très éloignés des conditions de la poussière d'Arizona (littoral, industrie, souterrain), TERA peut conseiller des procédures de correction sur site à l'aide des registres Modbus de pente et d'offset, que l'intégrateur ajuste après colocalisation avec un instrument de référence.

Courriel : sales@groupe-tera.com | Téléphone : +33 6 43 11 36 52 | Web : tera-sensor.com | Documentation technique : tera-sensor.gitbook.io/tera-sensor. Pour les questions d'intégration, l'équipe technique de TERA peut organiser une visioconférence de 15 minutes pour passer en revue vos besoins et confirmer la configuration produit adaptée.
Les informations de cette page sont fournies à titre indicatif. TERA Sensor met tout en œuvre pour en garantir l'exactitude, sans pouvoir assurer que l'ensemble des spécifications techniques, détails de firmware ou descriptions produit soient à jour au moment de la lecture. Les produits et les firmwares évoluent en continu. Reportez-vous toujours à la documentation officielle sur tera-sensor.gitbook.io/tera-sensor ou écrivez à sales@groupe-tera.com pour confirmer les spécifications avant toute décision d'intégration ou d'achat.

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L'équipe technique de TERA Sensor répond aux questions d'intégration et peut organiser un point de 15 minutes.